Après plus de trois années de lobbying intense, les limonadiers ont obtenu gain de cause en juillet 2009. La profession a eu droit à une subvention sur le sucre de 1 DH/kg. Le montant global est estimé à 80 millions de DH. De fait, il sera réparti entre 4 faiseurs qui se partagent 96% du marché. Chronologie.
- En 1999, le gouvernement d’Abderrahmane Youssoufi demande la restitution de la subvention du sucre à l’ensemble des industries utilisant cette denrée. Le montant réclamé se chiffre à 2.000 DH/tonne
- En janvier 2006 le gouvernement annule cette restitution pour l’ensemble des industries (chocolaterie, biscuiterie, confiserie, conserves de fruits, industrie des dérivés du lait, crèmes glacées et pâtisseries industrielles) à l’exception des boissons sucrées gazeuses et non gazeuses. La décision était justifiée par le fait que ces industries faisaient face à une concurrence déloyale matérialisée par des importations massives en exonération des droits de douane.
- En juillet 2006, les limonadiers saisissent tous les départements ministériels concernés «pour protester contre le caractère discriminatoire de la décision».
- En septembre 2006, les ministères de l’Industrie et des Affaires économiques et générales décident l’abrogation de la restitution. Elle devait prendre effet à partir du 1er janvier 2007. La Caisse de compensation rejette cette décision en arguant qu’elle n’est pas cosignée par le ministère des Finances.
- Le 1er janvier 2007 l’industrie décide d’arrêter la restitution de la subvention.
- En septembre 2007, un nouveau gouvernement est nommé. Ce dernier décide de revoir toutes les décisions concernant ce dossier.
- Au cours de l’année 2008, une négociation est menée avec les trois ministères concernés.
- Le 14 juillet 2009, le nouveau gouvernement décide d’accorder 50% de cette subvention, soit 1.000 DH/tonne au secteur des boissons gazeuses et non gazeuses. La décision était assortie du remboursement de l’intégralité des arriérés.



