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Les banques accordent plus de crédits au secteur privé

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Les crédits à l’économie marquent une légère hausse de 1% entre octobre et novembre pour atteindre 11% selon les dernières statistiques publiées par Bank Al-Maghrib.

C’est loin des progressions de plus de 25% enregistrées à la même période en 2008, mais, dans une conjoncture défavorable, l’on doit se contenter de ces niveaux. Les créances à l’économie s’établissent à 704,8 milliards de DH à fin novembre en augmentation de 70 milliards par rapport à la même période en 2009.

 

La satisfaction peut venir de l’accélération du rythme de croissance des crédits destinés au secteur privé. Il passe de 9,4 à 11,8%. En cette fin d’année, les banques accordent davantage de crédits aux entreprises privées. La cadence de progression des prêts attribués aux sociétés non financières privées passent de 9,1 à 16,2%.

Les établissements de crédit semblent avoir plus de visibilité sur les perspectives économiques ne serait-ce que pour le premier trimestre 2011. Le bon comportement des exportations cette année (+26,6%) à fin novembre balaye quelque peu les craintes sur la capacité des entreprises exportatrices à relever la tête. Du moins face à la lenteur de la reprise enregistrée chez les principaux partenaires économiques du Maroc. Cela n’efface pas pour autant tous les doutes. Tant que le marché européen ne renoue pas avec des croissances fortes, la méfiance sera toujours de mise chez les banquiers.

La remontée des prêts accordés au secteur privé est cependant contrebalancée par le ralentissement de ceux destinés aux marocains résidents à l’extérieur (MRE) et aux particuliers. Là, le rythme de croissance est ramené de 13 à 7%. Paradoxe, la fin d’année et les fêtes qui approchent sont supposées être une période de forte demande en crédits. Entre octobre et novembre, les volumes accordés n’ont progressé que de 23 millions de DH contre une moyenne mensuelle de 210 millions depuis le début de l’année. La croissance du crédit à la consommation poursuit sa tendance baissière amorcée depuis la fin du premier trimestre 2010. Les professionnels avaient prévenu que 2010 serait une année positive s’ils réussissent à stabiliser la croissance. Elle se situe à fin novembre à 7,7% par rapport à 2009, qui n’était pas déjà une année de référence pour l’activité. Le contexte économique est l’une des principales raisons de sa méforme. Le renforcement des instruments de contrôle de la solvabilité des clients en est une autre. Depuis janvier 2010, les établissements de crédit à la consommation ont accès au crédit bureau, une sorte de «casier judiciaire» qui répertorie l’ensemble des engagements des clients au niveau des banques et des établissements de crédit à la consommation.

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