Le secteur de la chimie et de la parachimie reste encore à valoriser. C’est d’une véritable feuille de route qu’il a besoin.
Les professionnels réclament un schéma directeur clair et un travail de transformation énorme d’un secteur qui renferme de très grandes possibilités de développement.
La Fédération de la chimie et de la parachimie concocte deux projets. L’un porte sur la création d’un centre technique de la chimie. Aujourd’hui opérationnel, plusieurs tâches lui seront confiées.
Il sera ainsi chargé d’orienter les industriels, de travailler sur la veille réglementaire (loi, décret, réglementation telle que le système Reach) et de s’occuper de la sécurité, de la formation ciblée de la veille technologique, puis l’expertise…
Le deuxième projet vise la création d’une nouvelle zone industrielle, susceptible de drainer des entreprises du secteur et d’accueillir des unités délocalisées. La région du Grand Casablanca est pressentie pour la réalisation de ce projet.
L’avenir de l’industrie chimique et parachimique passe aussi par la mise à niveau du secteur dans tous ses champs d’intervention.
Diverses actions d’accompagnement et de formation sont d’ailleurs organisées pour répondre à toutes les questions que peuvent se poser les entrepreneurs, notamment par rapport à l’hygiène, la sécurité, la protection de l’environnement… En plus de la conjoncture internationale (crise financière, fluctuation du prix du pétrole…), les industriels et entrepreneurs marocains exportateurs sont dans l’obligation d’appliquer les résolutions du système Reach. Par ce système, l’UE a voulu moderniser la législation européenne en matière de substances chimiques.
C’est un système intégré unique d’enregistrement, d’évaluation et d’autorisation des substances chimiques. Son objectif est d’améliorer la protection de la santé humaine et de l’environnement tout en maintenant la compétitivité et en renforçant l’esprit d’innovation de l’industrie chimique européenne.
Une Agence européenne des produits chimiques (AEPC) est également créée, avec la mission de gérer au jour le jour les exigences relatives à Reach. Les industriels marocains ont jusqu’au 1er décembre prochain pour se conformer aux normes.
Les entreprises exportatrices dans le domaine de la chimie ou autres doivent procéder au «pré-enregistrement de leurs produits sinon ils ne peuvent pas exporter». Le principe est clair: «pas de données, pas de marché».
Notons aussi que le Maroc est l’un des pays signataires de la charte «Responsible Care».
A travers la Fédération de la chimie et de la parachimie, le Royaume est parmi les 53 pays signataires de cette charte.
Les entreprises de l’industrie chimique s’engagent à améliorer la santé, la sécurité et la protection de l’environnement... D’ailleurs, la Fédération a organisé du 8 au 10 octobre la réunion internationale du «Responsible Care Leadership Group» qui a connu la participation des différents représentants des Fédérations internationales de la chimie.
Carte de visite
Créée il y a quinze ans, la Fédération de la chimie et de la parachimie regroupe cinq associations professionnelles (CropLife Maroc, Amipec, Amip, AMP, Amgim).
La Fédération qui dispose aussi de plusieurs commissions s’occupe entre autres de la défense de l’intérêt collectif de ses membres (social, technique, financier juridique ou en étudiant toute question d’ordre économique ou fiscal).
Elle intervient aussi dans la recherche de qualité et de respect de l’environnement comme de sécurité au travail.



