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Sacs en plastique : le respect des normes prend du temps

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Depuis le 4 septembre 2009, le sac en plastique noir est interdit certes. Mais même si on en voit de moins en moins, il est difficile de dire que ceux dont les stocks sont épuisés proposent des sacs plastiques conformes à la norme 11.4.050. Selon cette norme, ils doivent notamment «avoir une épaisseur supérieure à 35 microns», «être exempts de matière colorante noire» et «respecter l’épreuve de l’essai de choc au remplissage». L’objectif est simple : à partir du moment où les sacs sont de meilleure qualité, leur réutilisation est facilitée. Or, la mise en application de cette norme demande du temps. Le délai qui devait expirer le 1er janvier dernier a été prorogé jusqu’à fin mars à la demande des opérateurs. Jusque-là, les autorités compétentes, soit les 29 délégations régionales chargées du contrôle et du respect des normes, se limitent à un travail de sensibilisation. Les produits douteux collectés dans le commerce sont acheminés vers Casablanca pour analyse.

Le sac dégradable ne fait pas l'unanimité

Aucune sanction n’est pour l’instant prononcée. Mais dans le contexte de la prochaine Journée de la Terre, prévue le 22 avril prochain, et surtout la future Charte nationale de l’environnement et du développement durable, cette phase de sensibilisation ne sera pas de longue durée, selon Abdellah Nejjar, directeur de la normalisation et de la promotion de la qualité au ministère du commerce et de l’industrie.
De son côté Mamoun Marrakchi, président de l’Association marocaine de la plasturgie (AMP), souligne que «tous les fabricants de sacs en plastique ont pris conscience du problème et se sont montrés responsables à la suite de l’entrée en vigueur de la norme».
Pour Riad Laissaoui, directeur général adjoint de Label Vie, la solution a été de distribuer depuis le 1er janvier dernier des sacs dégradables importés d’une épaisseur inférieure à ce que prévoit la norme. Aujourd’hui, il milite pour que le critère d’épaisseur soit conditionné au type de sac (dégradable ou normal). L’AMP refuse cette solution qui, selon elle, ne résout pas le problème. Elle estime que le sac dégradable a l’inconvénient de se détruire en centaines de fragments qui empêchent la collecte de la matière. Or, d’après M. Marrakchi, la problématique du sac en plastique repose sur un comportement responsable à trois niveaux. D’abord, le citoyen qui doit utiliser le sac en plastique de manière rationnelle. Ensuite, l’Etat qui doit organiser la collecte, la destruction et éventuellement le recyclage de la matière en plastique. Enfin, le producteur qui doit se conformer aux normes environnementales en vigueur. C’est pourquoi l’AMP recommande tout simplement que le sac de caisse devienne payant, ce que l’Etat refuse.

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