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Recherche scientifique, un levier pour la croissance durable

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Une journée nationale de présentation des résultats de l'évaluation du système national de recherche en sciences humaines et sociales a été initiée mardi dernier à Rabat

Une rencontre qui a permis de mettre en exergue l'importance de la recherche scientifique en tant que levier de développement à même de dégager des solutions pratiques aux problèmes économiques et sociaux.

Les mutations importantes qu'a connues le système national de la recherche et de la création aux plans notamment de l'organisation et des structures, se sont traduites par la création de l'Institut marocain de l'information scientifique et technique, du réseau informatique Marwan, de la restructuration du Centre national de la recherche scientifique, de la mise en place de la Commission ministérielle permanente de la recherche scientifique et technologique, en plus de la création du Centre national des plantes aromatiques et médicinales et de deux centres de recherches dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de la désertification. Parmi ces réalisations, il y a aussi l'équipement des laboratoires universitaires et la mise en place de 10 pôles de compétences outre le soutien financier de centaines de projets de recherche.

Pour le Premier ministre, Abbas El Fassi, dans ce domaine, la bonne gouvernance exige de mesurer l'impact des réalisations accomplies et des projets menés, sur l'ensemble des composantes de la communauté scientifique et sur le développement du système national de la recherche et de la création, et ce en soumettant ce système, de manière régulière, à une évaluation globale de sa prestation et de son rendement. Il a rappelé à cet égard que la commission ministérielle permanente, mise en place en l'an 2000, avait recommandé dès l'année 2001, de procéder à une évaluation du système national de la recherche de la création afin de déterminer ses forces et ses faiblesses et de proposer les mesures à même de l'améliorer, passant en revue les différentes opérations d'évaluation menées conformément à cette recommandation et qui ont concerné les sciences exactes, l'ingénierie, les sciences de la vie et de la terre, avant d'être élargies aux sciences humaines et sociales.

M. El Fassi a estimé que les résultats de l'actuelle évaluation viennent enrichir les importantes données désormais disponibles et qui permettent de définir les moyens et les mesures organisationnelles à même de faire du domaine de la recherche scientifique l'un des piliers principaux auxquels a recours l'Etat pour élaborer ses plans de développement économique, social et culturel. Le succès de nombreuses initiatives publiques ou privées est fortement tributaire de la réalisation des études et des préparatifs nécessaires, lesquels restent une affaire des spécialistes, sociologues, économistes, géographes, juristes et autres. Ainsi en est-il, à titre d'exemple, de la réalisation de nombreux projets programmés dans le cadre du Plan Maroc vert qui nécessitera le recours à la science et à la technologie pour la mécanisation de l'agriculture, la restructuration de l'économie agricole et pour l'utilisation rationnelle des ressources énergétiques et naturelles.

Le succès de cette initiative dépend également de la manière de sa mise en œuvre sur le terrain, étape où les sciences humaines et sociales apportent un précieux concours à travers les recherches et études relatives aux questions à caractère social, culturel ou économique qui pourraient constituer une entrave à ce succès.
En somme, l'évaluation du système national de recherche en sciences humaines et sociales doit impacter non seulement le domaine de la recherche scientifique sur le plan académique mais, essentiellement, sa capacité à s'adapter aux exigences du développement social et économique.
      

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