Très faible engouement pour l’offre publique d’achat sur les actions Maroc Leasing. En effet, l’opération initiée par CDG et BCP, pour récupérer plus de parts dans la société de crédit bail, n’a pas connu le succès escompté.
Ainsi, seulement 336 titres sur les 447.016 que détiennent les actionnaires ont fait l’objet d’achat durant la période de l’opération (entre le 7 et le 11 décembre), soit à peine 0,012% du capital, pour un nombre d’apporteurs qui n’a guère dépassé 25.
Pourtant, c’était un peu plus de 16% du capital de la société de crédit-bail qui était sollicité au préalable par l’opération, pour un montant maximum fixé à 145,28 millions de DH.
Derrière ce très faible engouement, «le prix proposé, jugé par les porteurs comme en dessous du prix réel sur le marché», indique-t-on au sein du marché.
Pourtant, le prix unitaire du titre (325 DH), tel qu’arrêté par les conseillers financiers, découlait d’une approche d’évaluation multicritères.
A ce niveau, plusieurs méthodes avaient été envisagées.
Celle de l’actualisation des flux nets de trésorerie (DCF) dont l’application sur la valeur Maroc Leasing (286 DH) avait été effectuée sur la base des gains futurs disponibles pour l’actionnaire, actualisés au coût des fonds propres de la société de crédit, tout en tenant compte d’un taux de croissance de 3%.
Autre méthode qui suscitait l’intérêt des initiateurs, celle des comparables boursiers. Elle repose sur les multiples des indicateurs de Maroc Leasing au terme du premier semestre, à savoir son PNB, son encours, son résultat et ses fonds propres. Il en découlait une valeur estimée à 341 DH.
Finalement, seule la méthode concernant la moyenne des cours boursiers avait été retenue. Cette dernière prenait en compte une décote de 20%.
Une fois ce prix fixé, CDG et BCP s’étaient engagées «irrévocablement» à reprendre la totalité des actions en circulation présentées en réponse à l’OPA. Leur intention était de conserver leurs participations présentes et futures dans Maroc Leasing
De fait, aucun seuil de renonciation ne pouvait être envisagé par les principaux actionnaires. Toutefois, si CDG et BCP venaient à détenir, suite à cette opération, moins de 95% du capital de la société de crédit-bail, les deux initiateurs ne pourront plus poursuivre leurs achats sur la valeur au cours des 12 mois à venir.



